Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 13:56
  Bonne année GAZA ! 

 


 

Le mardi 22 décembre 2009, à Londres un groupe de 16 ONG humanitaires internationales et occidentales publie un rapport ou il reproche à la communauté internationale d'avoir trahi la population de la bande de Gaza en se montrant incapable de mettre fin au blocus israélien pour permettre l'entrée d'aide à la reconstruction.

 

 

La publication du rapport coïncide avec le premier anniversaire de l’opération "plomb durci", lancée le 27 décemre 2008 par l’armée israélienne avec l’objectif affiché d’anéantir la force de frappe du Hamas afin de stopper le tir des roquettes palestiniennes sur Israèl à partir du territoire de Gaza.

 

 

Après une trève de six mois ( du 18 juin 2008 au 18 décembre 2008 ), conclue entre le hamas et Israél, en contre partie de la cessation des tirs de roquettes sur Sdérot et le territoire Israélien par Hamas, Israél devait lever le blocus de GAZA. Chose que n'ont pas respecté les responsables sionistes de Tel-Aviv. L e 18 décembre 2008, à l'échéance de la trève , le hamas à annoncé la reprise des tirs.

 

 

Le président Hosni Moubarak s’y est engagé auprès de Tzipi Livni, en visite au Caire. La chef de la diplomatie israélienne dit avoir perdu patience avec les islamistes du Hamas. Alors que les tirs de roquettes sur Israël se poursuivent depuis Gaza, elle a promis des représailles. “ Le fait est que le Hamas a violé la trêve, a-t-elle martelé. Le Hamas a décidé de prendre Israël pour cible et d’attaquer les Israéliens. Et nous allons faire ce que se doit de faire un Etat pour défendre ses citoyens. Nous allons riposter.”

 

 

Le 25 décembr 2008, Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères de l'Etat sioniste, effectue au Caire une visite de deux jours au Caire où elle a obtenu le feu vert Egyptien pour lancer sur Gaza son offensive militaire, pressée par les elections qui devaient avoir lieu en Israél, espérant compter cette victoire dans son bilan et être élue premier ministre.

 

 

Une fois encore l'armée Israélienne a payé son arrogance, comme en 2006 au Liban contre le Hizbou-ALLAH où les Israéliens n'ont trouvé de mieux pour camoufler leur défaite que de bombarder des populations civiles sans défense et de détruire Beyrouth dont la prospérité inquiétait Tel-Aviv.

 

 

Nous avons en mémoire l'allocution virulente du sinistre Moubarak, trahi par ses critiques à l'encontre de Hamas, preuve d'une bénédiction donnée à Tzipi Livni en visite en Egypte le 25 et 26 décembre 2009, prélude à une attaque éminente de Gaza par l'armée Israélienne. Ce qui survint le 27 décembre 2009.

 

 

  A partir du Caire donc était scellé le sort de Gaza, aggravé aujourd'hui par le projet du Oumda ( Bourgmestre ) du Nil de bâtir un mur en acier de trente mètres de profondeurs le long de la frontière de GAZA avec l'Egypte ( 9 km ), espérant la reddition des Gazaouis pour laisser la voie libre à un autre traître comme lui de servir d'alibi à une autorité d'un Etat Palestinien inexistant.

 

 

  Cet ignare de l'histoire des peuples n'a pas retenu les leçons des lignes Challe et Morris, des opérations jumelles et autres en Algerie, ainsi que le siège puis la victoire de Stalingrad sur la barbarie et la cruauté.


 

Cette offensive allait durer trois semaines et n'a pris fin - le 18 janvier 2009- que la veille de l'investiture de Barack Obama à la Présidence Américaine, le 20 janvier 2009, avec un bilan final plus de 1.400 morts et plus de 5000 blessés palestiniens , 13 Israéliens, et d'énormes destructions.

 

 


 

 


 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://a21.idata.over-blog.com/500x500/1/89/28/26/Blog-suite/IDE_gaza.jpg

Par Numidius - Publié dans : Actualité - Communauté : ELECTRON LIBRE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 16:14

Ha'aretz: Test 'Pro-Israël' pour les membres du gouvernement US

PUBLIE SUR AFTER INFO.


Mercredi 9 Décembre 2009
Ha'aretz: Test 'Pro-Israël' pour les membres du gouvernement US
Il y a un incroyable article paru dans le Ha'aretz aujourd'hui sur la mise à l'épreuve du « pro-Israël » qui détermine qui est autorisé à servir au gouvernement des États-Unis. Voici le genre de chose que vous n'êtes pas prêt de lire dans le New York Times ou le Washington Post :   
« Chaque candidat au gouvernement Américain doit se soumettre à une vérification complète de ses antécédents par la communauté JUIVE Américaine.
Dans le cas du gouvernement Obama en particulier, chaque critique contre l'Israël faite par un candidat potentiel au gouvernement est devenu un catalyseur pour débattre si la nomination d'un « autre gauchiste » offre la preuve qu'Obama ne soutient pas vraiment Israël. » »

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1132797.html

L'article continue en rappelant ce qui est arrivé à Chas Freeman (dont la nomination a été court-circuitée par le lobby Israélien pour avoir exprimé quelques critiques modérées sur le comportement d'Israël) et signale que des plaintes semblables ont maintenant vu le jour concernant la nomination de l'ancien Sénateur Chuck Hagel. Encore plus bizarre, l'Organisaion Sioniste de l'Amérique (ZOA) et d'autres groupes juifs de droite se plaignent au sujet de la nomination de Hannah Rosenthal pour diriger le « Bureau pour Combattre et Surveiller l'Antisémitisme ». Pourquoi ? Apparemment elle a été impliquée dans J Street et dans d’autres organismes « de gauche » que la ZOA et d’autres considèrent comme étant insuffisamment ardents dans leur soutien à l'Etat Juif, et a proposé que les forces progressives doivent davantage porter la voix pour faire avancer le processus de paix.  

On ressent une certaine sympathie pour Mme Rosenthal, qui est forcée de défendre sa propre nomination en disant à un interviewer :  

« J'aime Israël. J'ai habité en Israël. J’y retourne et je la visite autant que je peux. Je la considère comme faisant partie de mon coeur. Et du fait que je l'aime autant, je veux la voir sure et sécurisée et libre et démocratique et vivant en paix. »

http://www.tabletmag.com/news-and-politics/20960/the-anti-anti-semite/

Voila de bons sentiments, mais n’est-il pas étrange qu’elle doive défendre ses qualifications pour une position au gouvernement des États-Unis en disant combien elle « aime » un pays étranger ? Pour un haut fonctionnaire Américain dans sa position, ce qui compte c’est qu'elle aime l'Amérique, et qu'elle pense que l’antisémitisme est une philosophie détestable à laquelle on devrait vigoureusement s’opposer. Qu’elle aime Israël ou la France ou la Thaïlande ou la Namibie, etc., n’a aucun sens. (Et oui, il est tout à fait possible de détester l'antisémitisme et de ne pas aimer Israël).

Mais la vraie leçon de toutes ces histoires est l'effet de cette mise à l'épreuve des hauts fonctionnaires travaillant dans la politique étrangère plus généralement. Les groupes de lobby ont ciblé de hauts fonctionnaires comme Freeman, Hagel, et Rosenthal car ils veulent s'assurer que personne, pas même avec un point de vue modérément indépendante sur les affaires au Moyen-Orient, ne soient jamais nommés. En faisant un exemple d’eux, ils cherchent à décourager les personnes libres d’esprit d'exprimer leurs points de vue ouvertement, de peur que s’ils le faisaient, tout espoir de faire évoluer leur propre carrière soit pour eux impossible. Et ça marche.
Même si le lobby ne parvient pas à bloquer TOUTES les nominations, ils peuvent faire en sorte que tout administration y pense à deux fois avant de prendre un choix potentiellement « controversé » et ils utilisent la menace pour étouffer les discours libres de quasiment tous les hauts fonctionnaires impliqués en politique étrangère (et certainement quiconque qui aspire à travailler pour Washington).  

Le résultat, naturellement, est que la politique des États-Unis pour le Moyen-Orient (et la politique étrangère des États-Unis plus généralement) est réservé pour ceux qui soit, sont immuablement consacrés à la « relation spécial »(US/Israël), soit pour ceux qui ont été intimidés et réduit au silence. Le résultat ? La politique des États-Unis demeure entre les mains du même groupe « d’experts » dont la politique au cours des 17 dernières années (ou plus) a été réduite à l'échec. Si quelques Américains de plus lisaient le Ha'aretz, ils pourraient commencer à se rendre compte de cela.


http://walt.foreignpolicy.com/posts/2009/12/04/haaretz_says_us_officials_face_pro_israel_background_check

Traduction Alter Info

Par Numidius - Publié dans : politique - Communauté : ELECTRON LIBRE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 16:10

Aminatou Haidarparle avec le parlementaire basque, Jesus Loz, à Lanzarote (Canaries), le 3

Aminatou Haidar parle avec le parlementaire basque, Jesus Loz, à Lanzarote (Canaries), le 3 décembre (BORJA SUAREZ / Reuters)


Les régimes autoritaires à travers le monde, ont ce point de commun : La manie de s'illustrer par des actions honteuses et de faire eux-mêmes la promotion de leurs détracteurs et opposants. Ces régimes révoltent les opinions, s'enfoncent dans l'entêtement, accumulent les maladresses, et font avancer malgré eux les causes qu'ils ont réprimé et etouffé pendant des décennies.


Qu'il soit parti politique, personnalité ou intellectuel opposé à ces régimes, il suffit d'une simple tour de vis, une exaction de trop, et un océan de protestation et d'indignation s'enclenche et devient planétaire. On ne peut cacher le soleil avec un tamis disait l'adage bien de chez nous.


Alertée l'opinion mondiale leur tombe dessus, prenant fait et cause, cette opinion tardivement éveillée dénonce et propulse ce problème au devant de la scène de l'actualité au grand désarroi de ces pays et de leur autoritarisme couvert durant des années par la communauté internationale, les médias, les chancelleries et autres ONG.


De Rabat à la Birmanie, AMINATOU HAIDAR, TOUFIK BEN BRIK ou ANG SAN SUU KYI, le résultat est le même. La répression s'abat sur des citoyens honnêtes qui ont fait de leur courage le devoir de dire ASSEZ !!


Quel exemple de courage ces femmes nous donnent Monsieur Moubarak ! Toi qui interdis aux Gazaouis même le passage des allumettes, ainsi que le passage à trois écrivains invités par l'Algerie pour prendre part au Colloque international sur le Roman de Abdelhamid Benhadouga à BORDJ Bou-Arreridj!!  Deux écrivains Palestiniens venant de la bande de Gaza et un autre Soudanais venant de Khartoum devant regagner l'algerie via l'aéroport du Caire.


Sais-tu Monsieur, que ANG SAN SUU KYI, a refusé de se rendre en Angleterre au chevet de son mari agonisant dans un hopital car elle savait qu'elle ne pourrait plus retourner chez elle en Birmanie car la junte au pouvoir l'en empêcherai ? Toi, tu tais ce que tes cercles et ta clientèle déversent comme insultes sur l'Algerie et ses symboles, comme tu fermes les yeux sur les souffrances et les douleurs des Palestiniens. Pire, selon haaretz,le journal Israélien, tu construis un mur en acier allant jusqu'à 30 mètres de profondeurs pour rendre hermétique la frontière avec la bande de Gaza tout au  long des 9 km.


Cette fois c'est le régime Marocain qui s'illustre, divulguant la face cachée de cette dictature de velours promue Monarchie constitutionnelle par Paris et consorts. La mobilisation ne fait que commencer pour le droit au retour de cette femme dans sa patrie. En effet, depuis le 14 NOVEMBRE 2009, la communauté internationale découvre le drame de cette femme empêchée de rentrer à Laayoune la capitale du Sahara occidental. Rentrant de New-York où elle s'est rendue pour recevoir le prix du Courage Civique 2009 décerné par la fondation John Train chaque année, elle a été refoulée vers les Iles Canaries pour avoir écris sur la fiche de police sa nationalité "Sahraouie."


Aminatou Haidar, a 42 ans. Elle est mère de deux enfants, et cumul 22 ans de militantisme pacifique pour les droits nationaux de son peuple. En 1987, suiteà une manifestation, elle a été arrêtée emprisonnée, torturée, portée disparue jusqu'à 1991. En 2005, elle a été arrêtée une seconde fois et y retourne pour sept mois puis libérée en 2006.


Depuis le 14 novembre 2009, elle observe une grève de la faim.


En 2008, l'AFSC, ( Américain Friends Service Committée ) a proposé sa nomination au prix Nobel de la Paix.


La lutte du peuple Saharaoui est complétement escamotée au point de demeurer un conflit oublié dont seul l'ONU continu, sous l'impulsion des Etats concernés pour une raison ou une autre, de nommer et de dégommer des émissaires au gré des pressions des belligérants. L'Espagne, la France , Les Etats-Unis, et l'ensemble de la communauté internationale portent la resposabilité quant aux souffrances que ce peuple endure.


Auparavant, il y'a eu au mois d'Octobre 2009 un humanitaire Français ayant travaillé pendant deux années dans les camps de réfugiés Sahraouis. Lui aussi a observé une gréve la faim. Que tout le monde a tu. Il explique dans cette interview...


Pourquoi je mène une grève de la faim depuis le 9 octobre à El Ayoune, au Sahara occidental


 « Le silence de la France est celui de la lâcheté et des calculs politiciens »

Jean-François Debargue (Humanitaire français)

« Le silence de la France est celui de la lâcheté et des calculs politiciens »


Les camps de réfugiés sahraouis près de Tindouf : De notre envoyé spécial

- Vous avez entamé, le 9 octobre dernier, une grève de la faim illimitée pour attirer l’attention de la France et de la communauté internationale sur le drame que vit au quotidien le peuple sahraoui depuis 34 ans. Après huit jours de jeûne, vous avez décidé de suspendre votre action. Pour quelle raison ?

J’ai décidé d’arrêter mon action car à ce jour, le 16 octobre 2009 (entretien réalisé vendredi), après 8 jours de jeûne solidaire, je n’ai eu aucune réponse du gouvernement français à ma demande. D’assourdissant, le silence est devenu coupable. C’est la même chape de silence qui pèse sur le problème sahraoui depuis trois décennies. Depuis des années, les représentants français observent le même silence à l’ONU. Cela dure encore en ce moment.

- Pourquoi ce silence selon vous ?

Sincèrement, je ne sais pas ce que craint « la patrie des droits de l’homme » pour ne pas vouloir simplement reconnaître, à défaut de dénoncer, la situation de milliers d’exilés en plein désert, ainsi que les atteintes incessantes aux droits humains que subissent ceux qui ont choisi de rester dans leur pays occupé, le Sahara occidental. Quels intérêts sont suffisamment puissants pour empêcher l’ONU d’appliquer les règles du droit international et obliger 200 000 personnes à rester pendant 34 ans dans cette partie du désert que même les nomades évitaient ? Pour moi, ce silence évocateur est celui de la lâcheté et des calculs politiciens. Car, je ne comprends pas comment un pays qui a reconnu l’indépendance de ses colonies et de ses protectorats peut protéger le dernier pays colonisateur en Afrique.

- Aucun officiel français n’a vraiment cherché à vous contacter ?

J’ai prévenu l’ambassade de France à Alger le premier jour de mon action, soit le 9 octobre dernier par le biais de quelqu’un que je connais. Il a fait son travail. Depuis, je n’ai eu aucune information. Mon frère s’est également déplacé au ministère des Affaires étrangères. Il n’a pas été reçu. Des personnes bien informées m’ont dit que le Quai d’Orsay avait donné des ordres à l’ambassade pour qu’il n’y ait pas de déplacements et laisser pourrir la situation. C’est l’une des raisons pour laquelle j’ai pris la décision d’arrêter. Pour moi, il est plus facile de lutter contre un silence coupable que de lutter contre un discours politique qui relève de la langue de bois.

- Selon vous, à qui profite ce silence ?

Il y a deux ans, je ne connaissais pas la cause sahraouie. Je peux simplement dire que le silence profite au Maroc. Ils maintiennent les négociations jusqu’au point de rupture. Ils ont intérêt à laisser pourrir la situation mais à ne pas la quitter, à ne pas quitter les négociations. Je vous rappelle également que le mandat de la Minurso est encore prolongé jusqu’en 2010. Nous ne pouvons pas accepter que cette mission ne puisse pas avoir porté ses fruits en 34 ans. Il y a des causes. Je peux dire simplement qu’il faut peut-être chercher également ces causes à la Minurso.

- Vos familles en France et dans les camps de réfugiés ont-elles pesé aussi dans votre décision d’arrêter votre jeûne illimité ?

J’ai effectivement arrêté sous la pression affective familiale, de mes amis et des Sahraouis. Le ministre de la Santé sahraoui était là au 2e jour du jeûne. J’ai rencontré les ministres de la Coopération et de la Culture. Tout le gouvernement sahraoui s’est déplacé dans la localité où je me trouvais. A l’inverse, aucun sous-secrétaire d’ambassade n’est venu. Là aussi, le pays des droits de l’homme pourrait, même s’il n’est pas d’accord, continuer à faire preuve d’un peu d’humanité.

- A partir de quand avez-vous eu l’idée de mener une action aussi extrême que celle que vous venez d’endurer ?

J’aurais fait mon possible depuis presque deux ans avec tous les moyens dont je disposais dans ce désert, y compris ma santé. Lorsque les moyens matériels ne peuvent remplacer des solutions politiques volontairement sabotées, il ne faut pas s’étonner de la mise en place d’autres moyens moins conventionnels. C’est en établissant ce constat que tout est venu.

- Les politiques d’aide ont-elles vraiment atteint leurs limites aujourd’hui ?

Il y a plusieurs types d’aides matérielles d’urgence indispensables. Ce sont d’ailleurs les mêmes qui sont dispensées depuis trois décennies. J’ai comparé la liste des produits d’urgence qui existe aujourd’hui avec celle de 1976. Les deux listes sont les mêmes. Le panier alimentaire sahraoui est le plus pauvre de tous les camps de réfugiés du monde. Les autres types d’aides (les aides éducatives, les aides culturelles et les aides d’organisation) dont bénéficient les camps sont indispensables. Elles ont permis au peuple sahraoui de faire son unité autour d’une organisation dans les camps. Il y a aussi des aides centrées sur le développement comme celle que je coordonne depuis deux ans. Ces aides-là sont conçues dans la perspective d’un retour des Sahraouis dans leur pays. Le principe est de faire en sorte à ce qu’ils repartent avec un savoir-faire qu’ils peuvent appliquer. Ces aides risquent d’être inopérantes si elles ne sont pas appliquées dans les délais qui leurs sont impartis. Il faut tout refaire quand la génération qui en a profité et qui était supposée les mettre en œuvre n’a pas retrouvé sa terre, son pays. Enfin, il y a enfin des aides qui en réalité masquent l’immobilisme politique. Celles-ci sont lancées pour soulager les consciences de leurs initiateurs. Ces aides-là, il vaut mieux les refuser. Elles ne doivent pas remplacer les aides politiques. Quand l’aide politique montre ses limites, il ne faut pas s’étonner de voir d’autres initiatives se mettre en place. Si les politiques avaient fait leur travail, jamais je n’aurais entamé ma grève de la faim.

- Comment briser le silence dont vous parlez. Avez-vous un message particulier à transmettre aux humanitaires comme vous et aux ONG de défense des droits de l’homme ?

Je ne suis pas un porte-drapeau. Je suis quelqu’un qui a vécu suffisamment longtemps ici simplement pour témoigner de ce qu’il a vu et pour témoigner de l’injustice. J’ai mené cette action en mon nom personnel. Je suis apolitique. Chacun connaît suffisamment bien ses responsabilités pour les prendre. Ce n’est pas à moi de faire la leçon. Je veux simplement dire qu’avec très peu de moyens nous pouvons quand même faire pas mal de choses. Ceux qui ont davantage de moyens doivent également pouvoir encore s’en servir. Cela dit, je n’ai qu’un seul message à lancer dans ce sens : c’est celui de Nouena (un membre de sa famille d’accueil dans les camps de réfugiés). Elle appelle les gens à venir voir la réalité dans laquelle vivent les Sahraouis. Venez ici. Au-delà de l’accueil et de l’hospitalité, au bout de quelques jours, vous découvrirez cette réalité insoutenable que ce peuple endure.

- Avez-vous des témoignages à faire concernant le drame que vivent les réfugiés sahraouis ?

J’ai parlé du programme alimentaire. Je peux vous donner un autre exemple. Les enfants qui sont ici et qui paraissent avoir 12 ans, dans la réalité ils en ont 16. Il y a trois ou quatre ans entre ce que l’on voit et la réalité. C’est ce que les pédiatres appellent un retard de croissance harmonieuse. Si, effectivement, nous passons une journée ici, nous ne nous rendrons pas compte de cette réalité. Au bout de quelque temps, derrière ce que nous voyons, nous apercevrons des aspects chroniques qui sont inacceptables. Donc, mon message est : « Venez vous rendre compte de la réalité par vous-même ». Cela permettra du même coup de faire la vérité sur l’information qui est donnée du Maroc. J’ai un nombre incroyable de témoignages et de portraits dans la tête. Je pourrai tout simplement vous parler de la petite voisine à laquelle je donne des cours de français et qui porte toute la journée sa petite sœur handicapée. Celle-ci est née ici dans les camps parce qu’il n’y avait pas assez d’essence dans la voiture pour l’emmener en réanimation à l’hôpital. Depuis, cette petite a des séquelles à vie. Et c’est sa sœur qui a déjà sacrifié sa vie dans ce désert qui va se sacrifier pour l’aider. Des exemples comme celui-ci il y en a à profusion.

- Vous voulez dire que les Sahraouis évoluent dans des conditions extrêmes et des plus précaires ?

Absolument, c’est le cas ! Je peux vous parler aussi effectivement de la mauvaise qualité de l’eau que boivent quotidiennement les Sahraouis et qui est la cause directe de beaucoup de maladies. Je peux vous parler de leurs tentes qui datent de 8 ans et plus, alors qu’elles sont conçues pour avoir uniquement une durée de vie de 4 ans. Ces exemples, je ne les donne pas pour larmoyer. Je les donne pour souligner qu’ici, malgré les difficultés, les Sahraouis ont des valeurs que nous avons oubliées chez nous. Il est bon aussi de venir ici pour retrouver cette humanité. Qui accepterait de vivre aussi longtemps dans ces conditions ? Il faut bien qu’il y ait une humanité énorme derrière pour pouvoir tenir et vivre ce que vivent ces gens. Néanmoins, ce n’est pas parce que les Sahraouis ont su vivre dans la difficulté que celle-ci doit continuer.


Par Zine Cherfaoui ( Interview réalisé par le quotidien El-Watan -Algérie, du 18 Octobre 2009 )


saharalibre@live.com

Par Numidius - Publié dans : politique - Communauté : ELECTRON LIBRE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 16:07

- Pourquoi accuses-tu les Suisses d'anti-musulmans ?


. - Ils ont voté contre la construction des minarets.


- Mais ce ne sont pas tous les Suisses, ils sont juste 57% de ceux qui ont voté, mon ami.


. - C'est la majorité. En démocratie c'est le nombre de suffrages qui l'emporte.


- C'est un vote refuge, c'est la peur qui l'a emporté.


. - Comment ça la peur, où vois-tu son candidat, toi ?


- Non pas cette fois, il n y avait pas de candidats. Juste un minaret à abattre.


. - Mais, il ne l'ont pas construit, on votait est-ce qu'il faut laisser construire le minaret ou pas.


- C'est juste.  Mais le minaret était déjà dans les têtes.


. - Ah bon !


- Oui, mon ami. Il était caché...


. - Arrête, arrête, stop, s'il te plait. Déconne pas. Un minaret caché.


- Oui, il était caché derrière une burqa, parmi les barbes et les kamisses et à travers tous les signes ostentatoires comme on dit...


. - Pourquoi pas derrière une vache suisse ?


- Non, tu n'as pas compris. Les Suisses ont peur de la Burqa, alors ils n'en veulent pas des minarets.


. - Tu veux parler de  l'extrémisme religeux ? Mais ce n'est pas nous tous qui sommes extrémistes.


- Oui ! C'est ce qui fait peur aux Suisses, l'extrémisme, le bon usage de la démocratie.


. - Mais les Suisses, ils sont instruits pourtant. Ils savent que ce n'est pas ça l'islam ! Et puis, il y'a les lois là bas.


- Chez les Suisses aussi, il y'a les extrémistes. Ils ne veulent même pas des clochers des églises.


. - Alors là, mon ami je n'ai rien compris, il faudra que tu m'expliques cela un jour.


- Il n'y a rien à expliquer mon ami ! les extrémistes ont le monde en main et ils propagent leur dictature. Les gouvernants n'ont qu'à se taire ou partir.

Par Numidius - Publié dans : politique - Communauté : ELECTRON LIBRE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 16:05

Feu Habib Bourguiba, l'ancien Président Tunisien, a déclaré un jour :" Le Maghreb commence et s'arrête là où il y'a le couscous."

Il avait entièrement raison, le sage incompris !


Le roi du Maroc, Hassan II, avait formulé à plusieurs reprises une demande d'adhésion  à l'union européenne du temps de la CEE, et après l'élargissement.

Il était pragmatique le roi du Maroc ainsi que son Héritier Mohamed VI.


Chez nous, en Algérie, nous sommes restés figés sur l'arabisme et l'arabité, entêté, notre pouvoir n'a reconnu que récemment l'amazighité de l'Algérie et la langue Bèrbère.

Complexé, le pouvoir Algérien, a sacrifié la concorde du peuple Algerien au profit d'une arabité stérile.


Quand le couscous est passé de l'autre côté de la méditerrannée,  nous ne l'avions pas suivi. Nous avions renoncé à la méditerrannéité, sans jamais être considérés à nos juste valeur par les régimes arabes.


Notre couscous a été adopté en Europe et ailleurs, des chefs ont fait leur spécialité et leur bonheur aussi, commercialement parlant. Chez nous les Maghrebins, l'art culinaire contribue avec force à notre identité, comme pour les autres pays de la méditerrannée, chacun ses spécificités. Il est reconnu au couscous la représentativité de notre art culinaire.


Le couscous c'est surtout un plat des célébrations, des festivités ou manifestations heureuses ou malheureuses. Ce plat servi en famille, en privé ou à des invités, est préparé avec de la viande. A diverses occasions aussi, on le sert sur une place publique, à la mosquée, ou dans le quartier pour honorer la mémoire d'un être disparu, où simplement pour glorifier Allah.


Le couscous est un plat de partage et de concorde entre voisins et amis, il fait le consensus, la joie et le bonheur de réunir.

Par Numidius - Publié dans : politique - Communauté : ELECTRON LIBRE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

Derniers Commentaires

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés